Cours de Comptabilité

 

 

 

 

 

Cours de comptabilité
Amortissement

 

 

Introduction

La comptabilité distingue deux types de dépréciations selon leur degré d’irréversibilité : les amortissements et le provisions. Cette distinction permet de respecter le principe de prudence qui consiste à ne pas traiter de la même manière des opérations dont le caractère paraît certain (dans le cas des amortissements) ou incertain (dans le cas des provisions).

1. Définition

Le Plan Comptable Général définit l’amortissement pour dépréciation comme étant :

« La constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, de changement de technique et de toute autre cause, dont les effets sont irréversibles ».

On peut retenir de cette définition :

Que le calcul d’un amortissement repose sur une constatation et non sur un flux, il est donc déterminé par l’entreprise elle-même.

Que l’amortissement ne concerne que des éléments de l’actif, et plus précisément de l’actif immobilisé.

Que la dépréciation constatée sous la forme d’un amortissement est irréversible, sans quoi la dépréciation sera alors comptabilisé comme une provision.

Que traduisant un amoindrissement de valeur, l’amortissement est considéré comme une charge pour l’entreprise ce qui va donc réduire d’autant son résultat.

Que l’amortissement résulte d’une cause normale, c’est-à-dire non exceptionnelle.

2. La prise en compte de l’amortissement en comptabilité

Les éléments de l’actif concernés par l’amortissement :

D’un point de vue comptable, tous les éléments de l’actif ne sont pas concernés par l’amortissement. Tout d’abord, la notion de dépréciation irréversible ne s’applique qu’à des éléments de l’actif immobilisé (comptes de classe 2). Et parmi ces actifs immobilisés, seul certains sont susceptibles de connaître des dépréciations irréversibles : il s’agit des éléments de l’actif immobilisé corporel et incorporel (hors droit au bail et terrains).

La notion de valeur comptable nette : (ou valeur résiduelle)

A partir du moment ou l’entreprise va enregistrer la perte de valeur de l’élément d’actif concerné par l’amortissement, celui-ci ne pourra plus apparaître dans les comptes de l’entreprise à sa valeur d’acquisition. La présentation du compte de bilan de l’entreprise va donc distinguer différents éléments dans la présentation de ces éléments de l’actif immobilisé :

la valeur d’origine du bien immobilisé : enregistré comme nous l’avons vu à sa valeur d’achat hors taxes.

l’annuité d’amortissement : qui constitue le montant de la dépréciation du bien constatée au cours de l’exercice.

la valeur comptable nette du bien : la valeur du bien obtenue par la différence entre sa valeur d’origine et la somme des annuités d’amortissement pratiquées sur ce bien.

Le calcul de l’amortissement :

Ne reposant sur aucun flux réel, la détermination du montant de l’amortissement est du ressort de l’entreprise. Pour que cette évaluation soit crédible et homogène entre les différentes entreprises, le calcul des amortissements est étroitement réglementé par la loi fiscale qui va préciser à la fois les durées normales d’utilisation des différents biens ainsi que le mode de calcul de l’amortissement. L’entreprise devra par ailleurs faire apparaître dans un document annexe la présentation de ses différents plans d’amortissement. En définitive, le bien assujetti à l’amortissement le sera pour l’intégralité de sa valeur d’acquisition.

3. Le calcul des amortissements

Pour pouvoir déterminer le montant de la dépréciation de ces biens immobilisés, l’entreprise se fonde sur deux variables :

La durée normale d’utilisation du bien concerné : la dépréciation d’un bien dépend de la durée d’utilisation prévue de ce bien par l’entreprise. L’Administration fiscale a déterminé des durées d’amortissement usuelles selon les diverses catégories de biens susceptibles de connaître une dépréciation irréversible :

bâtiments administratifs et commerciaux : 25 ans

bâtiments industriels : 20 ans

matériel industriel : 10 ans

mobilier de bureau : 10 ans

voitures particulières : 5 ans

poids lourds : 4 ans…

Le taux d’amortissement du bien considéré : qui mesure le taux de dépréciation qui va être appliqué au bien amorti. Ce taux nous le verrons est fonction de la durée d’utilisation normale du bien.

Une fois ces deux éléments réunis, l’entreprise peut alors dresser son plan d’amortissement qui présentera de manière prévisionnelle une évaluation de la dépréciation annuelle de chaque bien soumis à amortissement.

Ce plan d’amortissement se présente alors de la manière suivante :

Année

Valeur comptable en début d’exercice

Annuité d’amortissement

Somme des annuités

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

2

3

… n

Il existe alors pour l’entreprise deux méthodes pour définir le montant de leur amortissement annuel : la méthode dite de l’amortissement linéaire et la méthode dite de l’amortissement progressif.

1. La méthode de l’amortissement linéaire

Cette méthode est aussi appelée méthode de l’amortissement constant dans le sens ou le montant de l’annuité d’amortissement reste stable tout au long de la durée de vie prévue pour le bien amorti. Cette méthode d’amortissement linéaire est autorisé par la législation fiscale et constitue le système dit de droit commun en ce sens qu’il peut s’appliquer à l’ensemble des immobilisations considérées comme amortissables.

1.1 Principe de calcul de l’annuité d’amortissement

On fixe en préalable la durée d’utilisation de l’immobilisation amortissable et on calcul l’annuité fixe d’amortissement annuel en faisant le rapport entre la valeur d’acquisition de l’immobilisation et la durée d’utilisation du bien (évaluée en n années).

Soit :

Annuité d’amortissement = valeur d’origine du bien / nombre d’années d’utilisation

Le taux d’amortissement linéaire est donc égal à 100 % / n années.

Cf : exemple d’application

1.2 Problème éventuel concernant le calcul de la première annuité

La comptabilité cherche à présenter le bilan de l’entreprise selon le principe de la sincérité des comptes. Or, il n’est pas certain que l’entreprise va acheter l’immobilisation qu’elle souhaite amortir le premier jour de son exercice fiscal. Si par exemple, l’entreprise achète une immobilisation le 1er juillet, il apparaît illogique qu’elle passe un amortissement sur cette machine pour l’ensemble de l’année en cours puisqu’elle n’aura utilisé en réalité ce bien que pendant 6 mois. Pour fournir une image fidèle de la situation de l’entreprise, le calcul de la première annuité d’amortissement va donc prendre en compte la durée réelle d’utilisation de l’immobilisation en utilisant le principe du « prorata temporis ».

Pour calculer ce « prorata temporis », l’administration fiscale considère qu’une année se décompose en 12 mois de 30 jours.

La première annuité d’amortissement sera donc pondérée par un coefficient relatif à ce « prorata temporis » qui est défini de la manière suivante :

Première annuité = annuité d’amortissement linéaire * (n jours / 360)

Avec n = nombres de jours d’utilisation de l’immobilisation au cours du premier exercice calculé à partir de la date exacte de mise en service de l’immobilisation (qui est souvent différente de la date d’acquisition).

En conséquence, l’entreprise amortira l’immobilisation non pas sur n années mais sur n+1 année. Cette année supplémentaire permettra d’amortir l’immobilisation de la part de l’annuité d’amortissement non prise en compte la première année.

Cf : exemple d’application

2. La méthode de l’amortissement dégressif

Contrairement à la méthode du taux d’amortissement linéaire, la méthode du taux d’amortissement dégressif rend variable l’annuité d’amortissement dans le temps. Ceci peut être rendu nécessaire quand la durée réelle d’utilisation d’une immobilisation apparaît généralement comme moins élevée que la durée prévue par l’Administration fiscale. Le taux d’amortissement linéaire est alors pondéré par un coefficient multiplicateur défini par le régime de droit commun qui varie selon la durée normale d’utilisation du bien.

Taux retenus dans le cadre d’un amortissement dégressif :

Durée normale d’utilisation

Coefficient fiscal multiplicateur

Entre 3 et 4 ans

1,5

Entre 5 et 6 ans

2,0

Supérieur à 6 ans

2,5

Le taux d’amortissement dégressif est donc égal à :

Taux d’amortissement dégressif = taux d’amortissement linéaire * coefficient fiscal

Ce type d’amortissement progressif comporte certaines particularités :

La prise en compte du « prorata temporis » se fait toujours sur la base du premier jour du mois ou l’immobilisation est acquise (et non pas mise en service).

La méthode de l’amortissement progressif ne s’applique pas à la durée totale d’utilisation de l’immobilisation. C’est le principe de l’amortissement linéaire qui s’applique dès que le taux linéaire (calculé sur le nombre d’année restant à couvrir) devient supérieur au taux dégressif retenu.

Dans le cas de la prise en charge du « prorata temporis », le nombre d’années d’annuités reste toujours égal à la durée de vie prévue de l’immobilisation.

Cf : exemple d’application

Cette méthode d’amortissement a comme conséquence d’accroître la charge d’amortissement de l’entreprise les premières années par rapport à la mise en application de la méthode de l’amortissement linéaire. Cette différence, qui ne le résultat que de jeux d’écritures reflétant des politiques d’amortissement différentes pourrait nuie à la comparaison des bilans des entreprises entre elles. La législation fiscale limite donc l’utilisation de la méthode dégressive à un nombre limité de cas :

les biens d’équipement industriels

les équipement mobiliers et immobiliers utilisés dans l’hôtellerie

les immeubles industriels de construction légère

certains matériels de bureau

Il faut par ailleurs que ces immobilisations aient été acquises neuves et non pas d’occasion.

1. Traitement comptable des amortissements

Comme nous l’avons vu, l’enregistrement d’un amortissement traduit un appauvrissement de l’entreprise et la constatation dans ses comptes d’une charge supplémentaire venant amoindrir son résultat de l’exercice.

De fait, l’enregistrement de l’amortissement va donc concerner un compte de classe 2 (puisque l’amoindrissement d’un élément de l’actif concerne les immobilisations) et un compte de classe 6 (compte de charge).

Plus précisément on enregistrera les amortissements dans les comptes de classe :

28 : « amortissement des immobilisations » qui se subdivise de la même manière que les comptes de classe 2 correspondants. (si on amorti un bien enregistré dans le compte 213, on utilisera donc le compte 2813).

681 : « dotations aux amortissements et provisions » pour faire apparaître la charge liée à cette provision.

681

28

Date

dotations aux amortissements

amortissement des immobilisations

amortissement actif immobilisé

Le compte 681 étant un compte de charge, il sera débité, tandis que le compte 28 sera crédité puisqu’il constate un appauvrissement de l’entreprise.

Cf : exemple d’application

2. Traitement comptable des provisions

Le traitement comptable de la provision variera selon le type d’actif concerné.

2.1 Cas des titres

L’enregistrement de la provision doit traduire un alourdissement des charges financières pour l’entreprise et doit par ailleurs amoindrir la valeur des titres concernés.

Plus précisément on enregistrera la provision dans les comptes de classe :

29 : « provisions pour dépréciation des immobilisations » qui se subdivise de la même manière que les comptes de classe 2 correspondants. (exemple : pour des titres de participations enregistrés au compte 261, on utilisera le compte 2961).

686 : « dotations aux amortissements et provisions financières» pour faire apparaître la charge liée à cette provision et le fait que celle-ci est liée à un actif financier du bilan.

686

29

Date

DAP financières

Provision pour dépréciation des immob.

provision sur titres immobilisés

2.2 Cas des stocks

Le principe est exactement le même que pour les titres financiers sauf que cette fois-ci, les éléments de l’actif du bilan provisionnés sont des comptes de classe 3 (compte des stock et en-cours).

Plus précisément on enregistrera la provision dans les comptes de classe :

39 : « provisions pour dépréciation des stocks et en-cours » qui se subdivise de la même manière que les comptes de classe 3 correspondants. (exemple : pour des stocks de matières premières enregistrés au compte 31, on utilisera le compte 391).

68173 : « dotations aux provisions sur dépréciation des actifs circulants » pour faire apparaître la charge liée à cette provision et le fait que celle-ci est liée à un actif financier du bilan.

68173

39

Date

DAP sur dépréciation des actifs circulants

provisions pour dépréciation des stocks et en-cours

provision sur stocks et en-cours

2.3 Cas des créances clients

Il faudra ici opérer en deux étapes.

tout d’abord, constater le changement de statut de la créance client concernée qui devient en comptabilité ce que l’on appelle une créance douteuse.

ensuite, enregistrer la provision correspondant à la perte de valeur probable de la créance.

416

411

Date

Client douteux ou litigieux

Créance clients

Enregistrement client douteux

Total TTC

Total TTC

Pour changer le statut de la créance, on enregistre le montant nominal de la créance concernée TTC dans le compte 416 (compte de tiers) et on annule l’enregistrement de cette créance dans son compte initial 411.

Par la suite, on enregistre la provision venant en déduction de la valeur de la créance douteuse de la même manière que pour les autres provisions.

Plus précisément on enregistrera la provision dans les comptes de classe :

491 : « provisions pour dépréciation des comptes clients ».

68174 : « dotations aux provisions sur dépréciation des actifs circulants » pour faire apparaître la charge liée à cette provision et le fait que celle-ci est liée à un actif financier du bilan.

Lors de sa création, l'entreprise "Tertiales" a enregistré un certain nombre d'écritures qui se sont traduites par l'édification d'un compte de résultat et d'un compte de bilan suivants :

Bilan "Tertiales"

Actif

Passif

215

Machine

15 000

101

Capital

10 000

411

Client

1 850

120

résultat

1 100

164

emprunt

25 000

512

Banque

24250

401

fournisseur

5000

Total Actif

41 100

Total Passif

41 100

Compte de résultat

Charges

Produits

compte

intitulé

Montant

compte

intitulé

Montant

601

Achat matières premières

5 000

701

Ventes

7850

641

rémunérations

1 000

606

Achats non stockés

750

Bénéfice

1 100

Total

7 850

Total

7 850

L'entreprise constate alors qu'elle dispose d'une immobilisation inscrite dans le compte 215 qu'elle peut soumettre à amortissement. Le responsable vous demande de présenter les différents tableaux d'amortissement de cette immobilisation selon les différentes méthodes proposées par le plan comptable sachant que l'entreprise a acquis ce bien le 1er juillet et l'a utilisé dès ce jour dans son processus de production.

Voir corrigé :

1. Cas de l’amortissement linéaire sans prorata temporis

1.1 détermination du tableau d’amortissement

Les éléments suivants doivent être pris en compte :

la valeur comptable d’acquisition du bien : qui est ici de 15 000 euros H.T.

la durée d’utilisation du bien : qui est de 10 ans selon la classification fournie par l'Administration fiscale

On peut alors définir le taux d’amortissement linéaire appliqué à cette immobilisation qui sera de :

Taux d’amortissement linéaire = 100 % / n = 100 % / 10 = 10 % (par an)

Ce qui veut dire que l’entreprise va amortir l’immobilisation sur la base d’une annuité d’amortissement égale à 10 % de la valeur d’acquisition de l’immobilisation, soit 10 % de 15000 euros.

Montant de l'annuité d'amortissement = valeur d'enregistrement du bien * taux d'amortissement linéaire

= 15 000 * 10 %

= 1 500 euros (par an)

On peut alors dresser le plan d’amortissement de la machine qui sera le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

15 000

1 500

1 500

13 500

2

13 500

1 500

3 000

12 000

3

12 000

1 500

4 500

10 500

4

10 500

1 500

6 000

9 000

5

9 000

1 500

7 500

7 500

6

7 500

1 500

9 000

6 000

7

6 000

1 500

10 500

4 500

8

4 500

1 500

12 000

3 000

9

3 000

1 500

13 500

1 500

10

1 500

1 500

15 000

0

Constats :

la valeur comptable en début d'exercice est bien égales à la valeur d'enregistrement de l'immobilisation H.T. soit 15 000 euros ;

l'annuité d'amortissement est la même chaque année ;

à la fin de la période normale d'utilisation du bien, l'immobilisation est amortie pour un montant égal à sa valeur d'enregistrement H.T. (soit 15 000 euros) ;

la valeur comptable nette est donc nulle au bout des 10 années pendant lesquelles l'entreprise procède à l'amortissement de son immobilisation.

1.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise "Tertiales" devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

2815

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement linéaire sans prorata

1 500.00

1 500.00

1.3 Conséquence sur la situation patrimoniale de l'entreprise

L'enregistrement de cette opération aura des conséquences et sur le compte de résultat (puisqu'un compte de classe 6 a été mouvementé) et sur le bilan de l'entreprise (modification du résultat de l'exercice et dépréciation de la valeur du bien immobilisé).

Compte de résultat

Charges

Produits

compte

intitulé

Montant

compte

intitulé

Montant

601

Achat matières premières

5 000

701

Ventes

7850

606

Achats non stockés

750

641

rémunérations

1 000

681

DAP

1 500

Perte

400

Total

8 250

Total

8 250

Bilan

Actif

Passif

compte

Valeur brute

Amortissements

Valeur nette

compte

Montant

215

Machine

15 000

1 500

13 500

101

Capital

10 000

411

Client

1 850

0

1 850

120

résultat

(400)

164

emprunt

25 000

512

Banque

24 250

0

24 250

401

fournisseur

5 000

Total Actif

41 100

1 500

39 600

Total Passif

39 600

Constats :

l'enregistrement d'une charge supplémentaire dans les comptes de l'entreprise conduit celle-ci a faire apparaître une perte pour l'exercice en cours de 400 euros alors qu'avant l'écriture d'amortissement, le résultat était bénéficiaire de 1 100 euros.

la présentation du bilan fait bien apparaître maintenant la dépréciation du bien immobilisé lié à son utilisation puisque la valeur nette de la machine ressort à 13 500 euros après prise en compte de l'annuité d'amortissement (la somme inscrite au compte 2815 vient en déduction de la valeur brute de la machine correspondant à son coût d'acquisition H.T.)

le total du bilan de l'entreprise se trouve diminué d'un montant équivalent au montant de l'annuité d'amortissement enregistrée pour la machine (soit 1 500 euros).

le total du passif du bilan est égal au total de l'actif net du bilan (soit 39 600 euros) et le résultat étant négatif (perte de 400 euros), il est représenté par un montant entre parenthèse ce qui signifie que cette valeur viendra en soustraction lors de la détermination du total du passif du bilan..

2. cas de l’amortissement linéaire sans prorata temporis

2.1 Détermination de la première annuité d'amortissement avec "prorata temporis"

L’entreprise « Tertiales » met en service la machine le 1er juillet de l’année en cours.

Elle doit donc intégrer dans son tableau d’amortissement la prise en compte du « prorata temporis ». Elle n’utilise alors la machine que pendant 6 mois pleins c’est-à-dire que durant 180 jours (6 mois * 30 jours).

La première annuité d’amortissement est donc égale à :

Annuité d’amortissement linéaire * (180 / 360) = 1 500 * 0.5 = 750.

De plus, l'amortissement du bien se fera non plus sur une période de 10 ans (comme prévu par l'Administration fiscale) mais sur un période de 11 ans afin de pouvoir amortir le solde de la première annuité non pris en compte du fait de l'existence d'un "prorata temporis".

Le nouveau tableau d’amortissement est donc le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

15 000

750

750

14 250

2

14 250

1 500

2 250

12 750

3

12 750

1 500

3 750

11 250

4

11 250

1 500

5 250

9 750

5

9 750

1 500

6 750

8 250

6

8 250

1 500

8 250

6 750

7

6 750

1 500

9 750

5 250

8

5 250

1 500

11 250

3 750

9

3 750

1 500

12 750

2 250

10

2 250

1 500

14 250

750

11

750

750

15 000

0

Constats :

le tableau d'amortissement contient bien 11 années et non pas 10 du fait de l'existence d'un "prorata temporis"

la dernière annuité d'amortissement est égale à la valeur d'une annuité d'amortissement linéaire complète moins la part de la première annuité prise en compte la première année. Soit : dernière annuité = annuité linéaire complète - annuité de l'année1 = 1 500 - 750 = 750

le bien est entièrement amorti à la fin de la dernière année.

2.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise "Tertiales" devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

2815

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement linéaire avec prorata

750.00

750.00

2.3 conséquence sur la situation patrimoniale de l'entreprise

Compte de résultat

Charges

Produits

compte

intitulé

Montant

compte

intitulé

Montant

601

Achat matières premières

5 000

701

Ventes

7850

606

Achats non stockés

750

641

rémunérations

1 000

681

DAP

750

Bénéfice

350

Total

7 850

Total

7 850

Bilan

Actif

Passif

compte

Valeur brute

Amortissements

Valeur nette

compte

Montant

215

Machine

15 000

750

14 250

101

Capital

10 000

411

Client

1 850

0

1 850

120

résultat

350

164

emprunt

25 000

512

Banque

24 250

0

24 250

401

fournisseur

5 000

Total Actif

41 100

750

40 350

Total Passif

40 350

Constats :

la DAP n'est plus que de 750 euros ce qui se traduit par un total de charges pour l'entreprise de 7 500 euros contre 7 850 euros de produits. L'entreprise redevient alors bénéficiaire pour un montant de 350 euros.

la dépréciation du bien n'est plus la première année que de 750 euros, donc le total du bilan au passif et à l'actif (net) ressort à 40 350 euros.

1. méthode de l’amortissement dégressif sans "prorata temporis"

1.1 Détermination du tableau d’amortissement

Il faut tenir compte des éléments suivants :

durée d’utilisation prévue du bien : 10 ans

coefficient fiscal appliquée à cette immobilisation : 2,5 (car durée supérieure à 6 ans)

valeur d’acquisition de l’immobilisation : 15 000 euros

Détermination du taux d’amortissement linéaire :

Taux d’amortissement linéaire = 100 % / 10 = 10 % (par an)

Détermination du taux d’amortissement progressif :

Taux d’amortissement progressif = taux d’amortissement linéaire * coefficient fiscal
= 10 % * 2,5
= 25 %

Détermination du mode d’amortissement par année :

Année

Taux d’amortissement dégressif

Taux d’amortissement linéaire

1

25 %

10 % (100 % / 10)

2

25 %

11 % (100 % / 9)

3

25 %

12,5 % (100 % / 8)

4

25 %

14 % (100 % / 7)

5

25 %

16,6 % (100 % / 6)

6

25 %

20 % (100 % / 5)

7

25 %

25 % (100 % / 4)

8

25 %

33,3 % (100 % / 3)

9

25 %

33 %

10

25 %

33 %

Constats :

Le taux d'amortissement linéaire varie chaque année car il est défini en fonction du nombre d'années au cours desquelles le bien immobilisé sera encore amorti (y compris l'année en cours).

La 8ème année, le taux d'amortissement linéaire devenant supérieur au taux d'amortissement dégressif, il sera alors repris pour l'ensemble des années donnant encore lieu à un amortissement pour le bien immobilisé.

On peut alors dresser le plan d’amortissement de la machine qui sera le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

15 000

3 750

3 750

11 250

2

11 250

2 813

6 563

8 438

3

8 438

2 109

8 672

6 328

4

6 328

1 582

10 254

4 746

5

4 746

1 187

11 440

3 560

6

3 560

890

12 330

2 670

7

2 670

667

12 998

2 002

8

2 002

667

13 665

1 335

9

1 335

667

14 332

668

10

668

668

15 000

0

Constats :

pour les 7 premières années, l'annuité d'amortissement varie du fait de l'utilisation de la méthode du taux d'amortissement dégressif.

pour les années 8, 9 et 10, le calcul de l'annuité repose sur la méthode de l'annuité linéaire selon le taux d'amortissement linéaire défini précédemment et qui s'élève à 33,33 %. Ce taux s'applique alors à la valeur comptable nette en début d'exercice de l'année 8 qui est de 2002 euros. Pour les années 8, 9 et 10, l'annuité linéaire est donc de 2002 * 33,33 % soit 667,33 euros (arrondi à 667 euros).

la dernière annuité correspond à 668 euros du fait qu'ayant arrondi les annuités précédentes, il est nécessaire la dernière année d'amortir le bien du montant égal à sa valeur comptable de début d'exercice pour que le total des amortissements corresponde bien à la valeur comptable d'enregistrement de l'immobilisation.

1.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise "Tertiales" devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

2815

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement dégressif sans prorata

3 750.00

3 750.00

1.3 Conséquence sur la situation patrimoniale de l'entreprise

L'enregistrement de cette opération aura des conséquences et sur le compte de résultat (puisqu'un compte de classe 6 a été mouvementé) et sur le bilan de l'entreprise (modification du résultat de l'exercice et dépréciation de la valeur du bien immobilisé).

Compte de résultat

Charges

Produits

compte

intitulé

Montant

compte

intitulé

Montant

601

Achat matières premières

5 000

701

Ventes

7850

606

Achats non stockés

750

641

rémunérations

1 000

681

DAP

3 750

Perte

2 650

Total

10 500

Total

10 500

Bilan

Actif

Passif

compte

Valeur brute

Amortissements

Valeur nette

compte

Montant

215

Machine

15 000

3 750

11 250

101

Capital

10 000

411

Client

1 850

0

1 850

120

résultat

(2 650)

164

emprunt

25 000

512

Banque

24 250

0

24 250

401

fournisseur

5 000

Total Actif

41 100

3 750

37 350

Total Passif

37 350

Constats :

la dotation aux amortissements ayant été de 3 750 euros, le compte de résultat fait ressortir une perte pour l'année en cours de 2 650 euros( total des charges 10 500 euros - total des produits 7 850 euros).

le total de l'actif net du bilan et du passif du bilan ressortent à 37 350 euros du fait notamment de la prise en compte d'un résultat négatif (perte) qui vient en déduction du total du passif (le chiffre apparaît entre parenthèses).

2. méthode de l’amortissement dégressif avec "prorata temporis"

Rappel :

Dans le cas de l'amortissement dégressif, le "prorata temporis" débute à la date d'acquisition du bien amortissable.

La durée d'amortissement du bien immobilisé reste la durée normale d'utilisation du bien ce qui signifie que la part de la première annuité non prise en compte par le "prorata temporis" ne donnera pas lieu à un amortissement particulier.

2.1 Détermination du tableau d’amortissement

Les modalités de détermination du tableau d'amortissement ne changent pas sauf pour la première année. Dans ce cas, l'annuité d'amortissement dégressif qui était comme nous l'avons vu précédemment de 3 750 euros pour l'année complète doit maintenant être pondérée en fonction de la durée réelle d'utilisation du bien dans l'entreprise. Le bien ayant été acquis le 1er juillet de l'année en cours, la première annuité sera donc égale à :

Montant de la première annuité * (nombre de jours d'utilisation / 360) = 3 750 * (180 / 360 ) = 1 875 euros.

Si on prend en compte le calcul du « prorata temporis », on aboutit alors au tableau suivant concernant l’amortissement dégressif de la machine :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

15 000

1 875

1 875

13 125

2

13 125

3 281

5 156

9 844

3

9 844

2 461

7 617

7 383

4

7 383

1 846

9 463

5 537

5

5 537

1 384

10 847

4 153

6

4 153

1 038

11 885

3 115

7

3 115

779

12 664

2 336

8

2 336

779

13 443

1 557

9

1 557

779

14 222

778

10

778

778

15 000

0

Constats :

le tableau d'amortissement conserve un total de 10 années ;

la première annuité n'est plus que de 1 875 euros compte tenu de la prise en compte du "prorata temporis" ;

pour les années 8, 9 et 10, le calcul de l'annuité repose sur la méthode de l'annuité linéaire selon le taux d'amortissement linéaire défini précédemment et qui s'élève à 33,33 %. Ce taux s'applique alors à la valeur comptable nette en début d'exercice de l'année 8 qui est de 2 336 euros. Pour les années 8, 9 et 10, l'annuité linéaire est donc de 2336 * 33,33 % soit 778,66 euros (arrondi à 779 euros).

2.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise "Tertiales" devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

2815

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement dégressif sans prorata

1 875.00

1 875.00

2.3 Conséquence sur la situation patrimoniale de l'entreprise

L'enregistrement de cette opération aura des conséquences et sur le compte de résultat (puisqu'un compte de classe 6 a été mouvementé) et sur le bilan de l'entreprise (modification du résultat de l'exercice et dépréciation de la valeur du bien immobilisé).

Compte de résultat

Charges

Produits

compte

intitulé

Montant

compte

intitulé

Montant

601

Achat matières premières

5 000

701

Ventes

7850

606

Achats non stockés

750

641

rémunérations

1 000

681

DAP

1 875

Perte

775

Total

8 625

Total

8 625

Bilan

Actif

Passif

compte

Valeur brute

Amortissements

Valeur nette

compte

Montant

215

Machine

15 000

1 875

13 125

101

Capital

10 000

411

Client

1 850

0

1 850

120

résultat

(775)

164

emprunt

25 000

512

Banque

24 250

0

24 250

401

fournisseur

5 000

Total Actif

41 100

1 875

39 225

Total Passif

39 225

Constats :

la dotation aux amortissements ayant été de 1 875 euros, le compte de résultat fait ressortir une perte pour l'année en cours de 775 euros( total des charges 8 625 euros - total des produits 7 850 euros) ;

le total de l'actif net du bilan et du passif du bilan ressortent à 39 225 euros du fait notamment de la prise en compte d'un résultat négatif (perte) qui vient en déduction du total du passif (le chiffre apparaît entre parenthèses).

Une entreprise du secteur industriel décide d’acquérir du matériel informatique pour un total de 18 000 euros H.T. soit 21 528 euros T.T.C. le 1er avril 2003.

Compte tenu du temps nécessaire à son installation, ce matériel ne sera réellement utilisable que le 15 avril 2003.

Présentez le plan d’amortissement de ce matériel selon les différentes méthodes proposées par le plan comptable général.

Corrigé :

1. cas de l’amortissement linéaire sans prorata temporis

1.1 Détermination du tableau d’amortissement

Les éléments suivants doivent être pris en compte :

la valeur comptable d’acquisition du bien : qui est ici de 18 000 euros H.T.

la durée d’utilisation du bien : qui est de 10 ans selon la classification fournie par l'Administration fiscale.

On peut alors définir le taux d’amortissement linéaire appliqué à cette immobilisation qui sera de :

Taux d’amortissement linéaire = 100 % / n

= 100 % / 10

= 10 % (par an)

Ce qui veut dire que l’entreprise va amortir le matériel informatique sur la base d’une annuité d’amortissement égale à 10 % de la valeur d’acquisition de l’immobilisation, soit 10 % de 18 000 euros.

Annuité d'amortissement = valeur du bien * taux d'amortissement linéaire

= 18 000 * 10 %

= 1 800 euros (par an)

On peut alors dresser le plan d’amortissement de la machine qui sera le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

18000

1800

1800

16200

2

16200

1800

3600

14400

3

14400

1800

5400

12600

4

12600

1800

7200

10800

5

10800

1800

9000

9000

6

9000

1800

10800

7200

7

7200

1800

12600

5400

8

5400

1800

14400

3600

9

3600

1800

16200

1800

10

1800

1800

18000

0

Constats :

la valeur comptable en début d'exercice est bien égales à la valeur d'enregistrement de l'immobilisation H.T. soit 18 000 euros ;

l'annuité d'amortissement est la même chaque année ;

à la fin de la période normale d'utilisation du bien, l'immobilisation est amortie pour un montant égal à sa valeur d'enregistrement H.T. (soit 18 000 euros) ;

la valeur comptable nette est donc nulle au bout des 10 années pendant lesquelles l'entreprise procède à l'amortissement de son immobilisation.

1.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28183

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement linéaire sans prorata

1 800.00

1 800.00

2. cas de l’amortissement linéaire avec prorata temporis

2.1 Détermination de la première annuité d'amortissement avec "prorata temporis"

L’entreprise achète le matériel le 1er avril mais ne le met en service réellement que le 15 avril. Le « prorata temporis » est donc déterminé à partir du 15 avril.

Elle n’utilise donc réellement le matériel que pendant 8 mois et 15 jours soit 255 jours au total : (8*30)+15

La première annuité d’amortissement est donc égale à :

Annuité d’amortissement linéaire * (255 / 360) = 1 800 * (255 / 360) = 1425.

De plus, l'amortissement du bien se fera non plus sur une période de 10 ans (comme prévu par l'Administration fiscale) mais sur un période de 11 ans afin de pouvoir amortir le solde de la première annuité non pris en compte du fait de l'existence d'un "prorata temporis".

Le nouveau tableau d’amortissement est donc le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

18000

1275

1275

16725

2

16725

1800

3075

14925

3

14925

1800

4875

13125

4

13125

1800

6675

11325

5

11325

1800

8475

9525

6

9525

1800

10275

7725

7

7725

1800

12075

5925

8

5925

1800

13875

4125

9

4125

1800

15675

2325

10

2325

1800

17475

525

11

525

525

18000

0

Constats :

le tableau d'amortissement contient bien 11 années et non pas 10 du fait de l'existence d'un "prorata temporis" ;

la dernière annuité d'amortissement est égale à la valeur d'une annuité d'amortissement linéaire complète moins la part de la première annuité prise en compte la première année.

Soit :

Dernière annuité = annuité linéaire - annuité de l'année1 = 1800 – 1275 = 525

le bien est entièrement amorti à la fin de la dernière année.

2.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28183

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement linéaire avec prorata

1 275.00

1 275.00

1. Méthode de l’amortissement dégressif sans "prorata temporis"

1.1 Détermination du tableau d’amortissement

Il faut tenir compte des éléments suivants :

- durée d’utilisation prévue du bien : 10 ans

- coefficient fiscal appliquée à cette immobilisation : 2,5 (car durée supérieure à 6 ans)

- valeur d’acquisition de l’immobilisation H.T. : 18 000 euros

Détermination du taux d’amortissement linéaire :

Taux d’amortissement linéaire = 100 % / 10 = 10 % (par an)

Détermination du taux d’amortissement progressif :

Taux d’amortissement progressif = taux linéaire * coefficient fiscal

= 10 % * 2,5

= 25 %

Détermination du mode d’amortissement par année :

Année

Taux d’amortissement dégressif

Taux d’amortissement linéaire

1

25 %

10 % (100 % / 10)

2

25 %

11 % (100 % / 9)

3

25 %

12,5 % (100 % / 8)

4

25 %

14 % (100 % / 7)

5

25 %

16,6 % (100 % / 6)

6

25 %

20 % (100 % / 5)

7

25 %

25 % (100 % / 4)

8

25 %

33,3 % (100 % / 3)

9

25 %

33 %

10

25 %

33 %

Constats :

Le taux d'amortissement linéaire varie chaque année car il est défini en fonction du nombre d'années au cours desquelles le bien immobilisé sera encore amorti (y compris l'année en cours).

La 8ème année, le taux d'amortissement linéaire devenant supérieur au taux d'amortissement dégressif, il sera alors repris pour l'ensemble des années donnant encore lieu à un amortissement pour le bien immobilisé.

On peut alors dresser le plan d’amortissement de la machine qui sera le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

18000

4500

4500

13500

2

13500

3375

7875

10125

3

10125

2531

8 672

7594

4

7594

1898

10 254

5695

5

5695

1424

11 440

4271

6

4271

1068

12 330

3204

7

3204

801

12 998

2403

8

2403

801

13 998

1602

9

1602

801

14 998

801

10

801

801

15 998

0

Constats :

pour les 7 premières années, l'annuité d'amortissement varie du fait de l'utilisation de la méthode du taux d'amortissement dégressif ;

pour les années 8, 9 et 10, le calcul de l'annuité repose sur la méthode de l'annuité linéaire selon le taux d'amortissement linéaire défini précédemment et qui s'élève à 33,33 %. Ce taux s'applique alors à la valeur comptable nette en début d'exercice de l'année 8 qui est de 2403 euros. Pour les années 8, 9 et 10, l'annuité linéaire est donc de 2403 * 33,33 % soit 801 euros.

1.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28183

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement dégressif sans prorata

4 500.00

4 500.00

2 / méthode de l’amortissement dégressif avec "prorata temporis"

Rappel :

Dans le cas de l'amortissement dégressif, le "prorata temporis" débute à la date d'acquisition du bien amortissable.

La durée d'amortissement du bien immobilisé reste la durée normale d'utilisation du bien ce qui signifie que la part de la première annuité non prise en compte par le "prorata temporis" ne donnera pas lieu à un amortissement particulier.

2.1 Détermination du tableau d’amortissement

Les modalités de détermination du tableau d'amortissement ne changent pas sauf pour la première année. Dans ce cas, l'annuité d'amortissement dégressif qui était comme nous l'avons vu précédemment de 4 500 euros pour l'année complète doit maintenant être pondérée en fonction de la durée réelle d'utilisation du bien dans l'entreprise. Le bien ayant été acquis le 1er avril de l'année en cours, la première annuité sera donc égale à :

Première annuité = Annuité dégressive * (nombre de jours d'utilisation / 360)

= 4 500 * (270 / 360 ) = 3 375 euros.

Si on prend en compte le calcul du « prorata temporis », on aboutit alors au tableau suivant concernant l’amortissement dégressif de la machine :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

18000

3375

3375

14625

2

14625

3656

7031

10969

3

10969

2742

8 672

8227

4

8227

2057

10 254

6170

5

6170

1542

11 440

4627

6

4627

1157

12 330

3471

7

3471

868

12 998

2603

8

2603

868

13 998

1735

9

1735

868

14 998

867

10

867

867

15 998

0

Constats :

Le tableau d'amortissement conserve un total de 10 années.

La première annuité n'est plus que de 3 375 euros compte tenu de la prise en compte du "prorata temporis".

Pour les années 8, 9 et 10, le calcul de l'annuité repose sur la méthode de l'annuité linéaire selon le taux d'amortissement linéaire défini précédemment et qui s'élève à 33,33 %. Ce taux s'applique alors à la valeur comptable nette en début d'exercice de l'année 8 qui est de 2 603 euros. Pour les années 8, 9 et 10, l'annuité linéaire est donc de 2336 * 33,33 % soit 867,66 euros (arrondi à 868 euros). Compte tenu de l’arrondi, l’annuité de l’année 10 est ramenée à 867 euros.

2.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28183

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement dégressif sans prorata

3 375.00

3 375.00

Une entreprise du secteur industriel décide d’acquérir un véhicule à usage professionnel pour un montant H.T. de 11 705 euros soit un montant T.T.C. de 14000 euros le 1er octobre 2003. La voiture est immatriculée seulement 10 jours plus tard et devient utilisable pour l’entreprise uniquement à ce moment.

Présentez le plan d’amortissement de ce véhicule selon les différentes méthodes proposées par le plan comptable général.

Attention : dans le cas des véhicule de tourisme utilisés à des fins professionnelles, le véhicule est enregistré au bilan de l’entreprise à sa valeur T.T.C. et non H.T.

Corrigé :

1. cas de l’amortissement linéaire sans prorata temporis

1.1 Détermination du tableau d’amortissement

Les éléments suivants doivent être pris en compte :

la valeur comptable d’acquisition du véhicule : qui est ici de 14 000 euros T.T.C.

la durée d’utilisation du véhicule : qui est de 5 ans selon la classification fournie par l'Administration fiscale.

On peut alors définir le taux d’amortissement linéaire appliqué à cette immobilisation qui sera de :

Taux d’amortissement linéaire = 100 % / n

= 100 % / 5

= 20 % (par an)

Ce qui veut dire que l’entreprise va amortir le véhicule sur la base d’une annuité d’amortissement égale à 20 % de la valeur d’acquisition de l’immobilisation, soit 20 % de 14 000 euros.

Annuité d'amortissement = valeur du bien * taux d'amortissement linéaire

= 14 000 * 20 %

= 2 800 euros (par an)

On peut alors dresser le plan d’amortissement de la machine qui sera le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

14000

2800

2800

11200

2

11200

2800

5600

8400

3

8400

2800

8400

5600

4

5600

2800

11200

2800

5

2800

2800

14000

0

Constats :

La valeur comptable en début d'exercice est bien égales à la valeur d'enregistrement de l'immobilisation T.T.C. soit 14000 euros.

L'annuité d'amortissement est la même chaque année (2 800 euros).

A la fin de la période normale d'utilisation du bien, l'immobilisation est amortie pour un montant égal à sa valeur d'enregistrement T.T.C. (soit 14 000 euros).

La valeur comptable nette est donc nulle au bout des 5 années pendant lesquelles l'entreprise procède à l'amortissement de son immobilisation.

1.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité :

Suite à cette opération, l'entreprise "Tertiales" devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28182

Fin année 1

DAP

Amortissement véhicule

Amortissement linéaire sans prorata

2 800.00

2 800.00

2. cas de l’amortissement linéaire avec prorata temporis

2.1 Détermination de la première annuité d'amortissement avec "prorata temporis"

L’entreprise achète le matériel le 1er avril mais ne le met en service réellement que le 10 octobre. Le « prorata temporis » est donc déterminé à partir du 10 octobre.

Elle n’utilise donc réellement le matériel que pendant 2 mois et 20 jours soit 80 jours au total : (2*30)+20

La première annuité d’amortissement est donc égale à :

Annuité d’amortissement linéaire * (80 / 360) = 2 800 * (80 / 360) = 622,22 euros.

De plus, l'amortissement du bien se fera non plus sur une période de 5 ans (comme prévu par l'Administration fiscale) mais sur un période de 6 ans afin de pouvoir amortir le solde de la première annuité non pris en compte du fait de l'existence d'un "prorata temporis".

Le nouveau tableau d’amortissement est donc le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

14000

622.22

622.22

13377.78

2

13377.78

2800

3422.22

10577.78

3

10577.78

2800

6222.22

7777.78

4

7777.78

2800

9022.22

4977.78

5

4977.78

2800

11822.22

2177.78

6

2177.78

2177.78

14000

0

Constats :

le tableau d'amortissement contient bien 6 années et non pas 5 du fait de l'existence d'un "prorata temporis" ;

la dernière annuité d'amortissement est égale à la valeur d'une annuité d'amortissement linéaire complète moins la part de la première annuité prise en compte la première année.

Soit :

Dernière annuité = annuité linéaire - annuité de l'année1 = 2800 – 622,22 = 2177,78

le bien est entièrement amorti à la fin de la dernière année.

2.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28183

Fin année 1

DAP

Amortissement matériel

Amortissement linéaire avec prorata

622.22

622.22

1. Méthode de l’amortissement dégressif sans "prorata temporis"

2. Méthode de l’amortissement dégressif avec "prorata temporis"

1. Méthode de l’amortissement dégressif sans "prorata temporis"

1.1 Détermination du tableau d’amortissement

Il faut tenir compte des éléments suivants :

durée d’utilisation prévue du bien : 5 ans

coefficient fiscal appliquée à cette immobilisation : 2,0 (car durée égale à 5 ans)

valeur d’acquisition de l’immobilisation T.T.C. : 14 000 euros

Détermination du taux d’amortissement linéaire :

Taux d’amortissement linéaire = 100 % / 5 = 20 % (par an)

Détermination du taux d’amortissement progressif :

Taux d’amortissement progressif = taux linéaire * coefficient fiscal

= 20 % * 2,0

= 40 %

Détermination du mode d’amortissement par année :

Année

Taux d’amortissement dégressif

Taux d’amortissement linéaire

1

40 %

20 % (100 % / 5)

2

40 %

25 % (100 % / 4)

3

40 %

33.33 % (100 % / 3)

4

40 %

50 % (100 % / 2)

5

40 %

50 %

Constats :

Le taux d'amortissement linéaire varie chaque année car il est défini en fonction du nombre d'années au cours desquelles le bien immobilisé sera encore amorti (y compris l'année en cours).

La 4ème année, le taux d'amortissement linéaire devenant supérieur au taux d'amortissement dégressif, il sera alors repris pour l'ensemble des années donnant encore lieu à un amortissement pour le bien immobilisé.

On peut alors dresser le plan d’amortissement de la machine qui sera le suivant :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

14000

5600

5600

8400

2

8400

3360

8960

5040

3

5040

2016

10976

3024

4

3024

1512

12488

1512

5

1512

1512

14000

0

Constats :

Pour les 3 premières années, l'annuité d'amortissement varie du fait de l'utilisation de la méthode du taux d'amortissement dégressif.

Pour les années 4 et 5, le calcul de l'annuité repose sur la méthode de l'annuité linéaire selon le taux d'amortissement linéaire défini précédemment et qui s'élève à 50 %. Ce taux s'applique alors à la valeur comptable nette en début d'exercice de l'année 4 qui est de 3024 euros. Pour les années 4 et 5 l'annuité linéaire est donc de 3024 * 50 % soit 1512 euros.

1.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

Suite à cette opération, l'entreprise devrait donc enregistrer dans ses comptes en fin d'exercice l'écriture suivante :

681

28183

Fin année 1

DAP

Amortissement véhicule

Amortissement dégressif sans prorata

5 600.00

5 600.00

2 / méthode de l’amortissement dégressif avec "prorata temporis"

Rappel

Dans le cas de l'amortissement dégressif, le "prorata temporis" débute à la date d'acquisition du bien amortissable.

La durée d'amortissement du bien immobilisé reste la durée normale d'utilisation du bien ce qui signifie que la part de la première annuité non prise en compte par le "prorata temporis" ne donnera pas lieu à un amortissement particulier.

2.1 Détermination du tableau d’amortissement

Les modalités de détermination du tableau d'amortissement ne changent pas sauf pour la première année. Dans ce cas, l'annuité d'amortissement dégressif qui était comme nous l'avons vu précédemment de 5 600 euros pour l'année complète doit maintenant être pondérée en fonction de la durée réelle d'utilisation du bien dans l'entreprise. Le bien ayant été acquis le 1er octobre de l'année en cours, la première annuité sera donc égale à :

Première annuité = Annuité dégressive * (nombre de jours d'utilisation / 360)

= 5 600 * (90 / 360 )

= 1 400 euros.

Si on prend en compte le calcul du « prorata temporis », on aboutit alors au tableau suivant concernant l’amortissement dégressif de la machine :

Année

Valeur comptable de début d’exercice

Annuité d’amortissement

Amortissements cumulés

Valeur comptable nette en fin d’exercice

1

14000

1400

1400

12600

2

12600

5040

6440

7560

3

7560

3024

9464

4536

4

4536

2268

11732

2268

5

2268

2268

14000

0

Constats :

Le tableau d'amortissement conserve un total de 5 années.

La première annuité n'est plus que de 1 400 euros compte tenu de la prise en compte du "prorata temporis".

Pour les années 4 et 5, le calcul de l'annuité repose sur la méthode de l'annuité linéaire selon le taux d'amortissement linéaire défini précédemment et qui s'élève à 50 %. Ce taux s'applique alors à la valeur comptable nette en début d'exercice de l'année 4 qui est de 4 536 euros. Pour les années 4 et 5, l'annuité linéaire est donc de 4 536 * 50 % soit 2 268 euros.

2.2 Enregistrement de l'amortissement pour la première annuité

 

 


 

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